“When Hashem your G-d will expand your territory as He swore to your forefathers, and gives you the entire land which He promised to give your forefathers; when you keep this entire commandment that I am commanding you today to fulfill it – to love Hashem your G-d and to follow in His ways always – then you shall add for yourself another three cities to these three” (Deuteronomy 19:8-9).

This passage is describing how at some future time, we will add an additional three cities of refuge to the three already established in the land of Israel proper (19:1-3), where those who kill unintentionally can flee from relatives of the victim intent on seeking revenge.

Maimonides (Rambam) maintains that these three new cities will be added in the Messianic age (Laws of Kings 11:1).

Est-ce que cela a le moindre sens ? Dans cette future utopie messianique, les massacres seront rares. On pourrait envisager la suppression pure et simple des Cités de Refuge, ou du moins la réduction de certaines d'entre elles. Mais pourquoi en aurions-nous besoin de nouvelles ?

We encounter a similar problem with the Torah reading for the afternoon of Yom Kippur, which deals with the prohibited sexual relationships found in Leviticus chapter 18.

Yom Kippur comes at the end of the Ten Days of Repentance that begins with Rosh HaShanah (the Jewish New Year). And this period is preceded by the month of Elul – 30 days spent preparing for the High Holidays. The afternoon of Yom Kippur is the high point of these 40 days of intense spiritual work. Do we really need to hear at this elevated moment that we are not allowed to have relations with our parents, siblings or barnyard animals?

Alors, en ce jour le plus saint de l'année, pourquoi devons-nous être mis en garde contre l'inceste et la bestialité, et pourquoi a-t-on besoin de villes de refuge supplémentaires à l'ère messianique ?

Il s'agit fondamentalement du même problème. Après quarante jours de travail intérieur et l'atteinte de hauts sommets de croissance spirituelle à Yom Kippour, nous ne devrions pas avoir besoin d'être mis en garde contre des actes que nous n'envisagerions même pas, même dans nos pires moments, le reste de l'année. Et à l'ère messianique, où le monde vivra à un niveau spirituel optimal, nous n'aurons certainement pas besoin de davantage de villes de refuge pour les meurtres qui se produiront.

Dans les deux cas, le problème est de savoir comment se maintenir en équilibre une fois en hauteur. On voit toujours dans les films quelqu'un au bord d'un immeuble, entendant tout le monde crier : “ Ne regarde pas en bas ! ” Dans la réalité, c'est vrai. Si vous êtes en hauteur et que vous craignez de tomber, ne regardez pas en bas !

Mais dans le domaine spirituel, lorsqu'on a atteint de très hauts sommets, le grand danger est de se complaire dans la complaisance et de croire qu'on y restera éternellement. On pourrait commencer à croire à sa propre légende et penser qu'on a atteint le but et que tous ses anciens démons ont disparu à jamais. Quand il s'agit de maintenir ce niveau d'excellence, il est parfois très utile de prendre du recul ! Il faut réaliser qu'aucun lien magique ne nous retient là-haut et que, sans une vigilance extrême, on pourrait finir par commettre des actes terribles.

Chodesh Tov – A gut Chodesh / Shabbat Shalom – Gut Shabbos


Par le rabbin Michael Skobac

© Copyright, tous droits réservés. Si vous avez apprécié cet article, nous vous encourageons à le diffuser.

Nos blogs peuvent contenir du texte, des citations, des références ou des liens qui comprennent des éléments protégés par le droit d'auteur de Mechon-Mamre.org, Aish.com, Sefaria.org, Chabad.orget/ou AskNoah.orgque nous utilisons conformément à leurs politiques.