Le rabbin Nachman enseigne,

Il était une fois un homme riche qui tenait boutique dans sa maison et y entreposait ses marchandises. Des voleurs vinrent le dépouiller de sa fortune et de ses biens, et il perdit une grande partie de ses possessions. Mais il parvint à rassembler ce qui lui restait et à se remettre sur pied. Il racheta des marchandises et redevint commerçant.

Puis d'autres voleurs sont venus et l'ont dépouillé du peu qui restait de sa fortune. Malgré tout, il a de nouveau… Il rassembla les maigres restes de ses bijoux et de ceux de sa femme, et put ainsi se remettre sur pied. Il ouvrit un magasin pour subvenir aux besoins de sa famille.

De nouveau, des voleurs vinrent le dépouiller de tout ce qui lui restait, et il se retrouva si pauvre que sa maison fut entièrement vide. Il alla rassembler une misérable somme, acheta quelques bricoles et parcourut les villages comme ces pauvres colporteurs qui troquent leurs ballots de marchandises, aiguilles, pipes et autres futilités. Il allait de village en village, échangeant des aiguilles contre des poulets et des œufs avec les païens, et c'est ainsi qu'il gagnait le pain de sa famille.

Un jour, alors qu'il revenait des villages, portant son petit stock et quelques provisions, il fut attaqué par un bandit. Le bandit, à cheval, portait deux énormes ballots. Il voulait le dépouiller et l'homme se mit à pleurer et à supplier le bandit. Mais celui-ci resta insensible et le dépouillé du peu qu'il possédait. L'homme se retrouva sans le moindre sou et pleura amèrement. Comme si ses malheurs précédents ne lui avaient pas suffi, après avoir été dépouillé de sa grande richesse ! Maintenant, on lui avait arraché même le peu de moyens de subsistance qui lui restait !

Entre-temps, il remarqua que le bandit était tombé de cheval. Il tentait de se relever, mais l'animal, à ses côtés, lui piétinait la tête. Le bandit s'écroula et mourut. L'homme s'approcha et vit le voleur gisant au sol, mort. Il ouvrit les paquets du bandit et y trouva toute la marchandise, les richesses et les biens que ce dernier lui avait dérobés. Il rentra chez lui, paisible, sa fortune lui ayant été restituée.

Il ne faut jamais désespérer. On peut être dépouillé et pillé à maintes reprises, mais il ne faut jamais désespérer de la miséricorde et de la bonté de Dieu. Finalement, le voleur connaîtra une chute dont il ne se relèvera jamais, tandis que celui qui a été dépouillé recouvrera toute la sainteté, la bonté et la dévotion qui lui ont été volées et retrouvera sa richesse et sa bonté éternelle.

Chayey Moharan #97

Avec l'autorisation de : Dose quotidienne de Rabbi Nachman

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