Le passage de la Torah de cette semaine relate l'histoire de Balak et Balaam, qui tentèrent d'anéantir le peuple juif en le maudissant. Or, seules des bénédictions en sortirent. Dans les bénédictions que récite Balaam, ce dernier compare le peuple juif à un lion tapi dans l'ombre. Quel enseignement pouvons-nous en tirer ?


Le passage de la Torah de cette semaine s'intitule Balak. Balak était le nom d'un roi moabite qui chercha à anéantir le peuple juif. Pour ce faire, il engagea un personnage important mentionné dans les Écritures : Balaam. Balaam avait le pouvoir de maudire, et l'on croyait que sa malédiction était efficace.

Cependant, la Torah nous enseigne que chaque fois que Balaam tentait de maudire le peuple juif, seules des bénédictions sortaient de sa bouche. Cela nous montre que rien ne peut véritablement détruire le peuple juif.

Un verset intéressant apparaît lors de la troisième tentative de Balaam pour maudire le peuple juif. Il observa leur campement et vit une immense assemblée : 600 000 hommes âgés de 20 à 60 ans, soit environ trois millions de personnes. Il remarqua qu’ils étaient accroupis et couchés comme un lion et une lionne, et dit : “ Qui peut les détruire ? Qui peut les soulever et les jeter au loin ? ” Cette déclaration souligne sa prise de conscience que, malgré leur apparente vulnérabilité, le peuple juif était indomptable.

Le sens littéral de ce verset est que Balaam, voyant le peuple juif camper, en conclut à leur invincibilité, malgré leur apparente soumission. Nos sages, cependant, l'interprètent dans un contexte plus large, y voyant non seulement une référence à des événements historiques, mais aussi une description de notre exil actuel.

L'exil, qui a commencé avec la destruction du Premier Temple et s'est poursuivi avec le Second Temple — qui, bien qu'existant, n'était pas aussi complet que le premier — et qui perdure encore aujourd'hui, fait que nous ne percevons pas clairement la présence de Dieu. Nous peinons à le comprendre et à accomplir ses commandements, que nous soyons juifs avec leurs 613 commandements ou non-juifs avec leurs sept lois noachiques.

Malgré ces difficultés, nous sommes comme des lions. Même si nous semblons accroupis, nous possédons une force intérieure. Le monde physique a été créé pour nous permettre de nous connecter à Dieu. De même qu'un enfant cherche son père à cache-cache, Dieu se cache pour nous donner l'occasion de le chercher et de le trouver. Notre lien avec Dieu s'établit par l'accomplissement des commandements qu'il nous a donnés.

La force nécessaire pour surmonter les difficultés et accomplir ces commandements, malgré les obstacles, est semblable à celle d'un lion. Le monde ne peut résister à celui qui cherche sincèrement à se rapprocher de Dieu, car le monde lui-même a été créé dans ce but. Une fois que nous prenons conscience de notre propre force, semblable à celle d'un lion, nous pouvons la canaliser et renforcer notre lien avec Dieu.

Commentaire sur la paracha du rabbin Tuvia Serber

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