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Paracha Vayeilech REGARDEZ-VOUS !
Dans la lecture de la Torah de cette semaine, nous trouvons un verset qui nous enseigne comment nous considérer, ainsi que les autres, face aux mauvais comportements. (Sefer HaSichot 5705, p. 92)
Vayeilech – Et il alla
La lecture quotidienne de cette semaine s'appelle Vayeilech, ce qui signifie “ Et il est parti. ”
L'histoire
Dieu dit à Moïse :
“ Tu vas mourir et tu ne feras pas entrer le peuple juif en Terre d’Israël. Transmets donc ton leadership à Josué. ”
Moïse transmet ensuite son autorité à Josué.
Après cela, Dieu avertit Moïse :
“ Je sais que, dans le futur, ces gens s'éloigneront du chemin des mitsvot, de la piété, etc. Je sais que cela arrivera, et je veux que vous écriviez un chant entier – qui sera la lecture de la semaine prochaine – pour les avertir. Ce chant devra témoigner que je les ai avertis. ”
Entre ces avertissements, il y a un verset qui soulève une idée très intéressante sur la façon dont nous nous percevons nous-mêmes et dont nous percevons les autres.
Cet enseignement est dispensé de deux manières :
- au nom du Baal Shem Tov, concernant une autre histoire de la Torah,
- et au nom du rabbin DovBer Mezeritch, concernant le verset de cette semaine.
Le verset
Dieu dit à Moïse :
“ Vous allez mourir, vous allez retourner auprès de vos parents, et ces gens vont se lever et s'en prendre aux dieux des nations dont ils envahissent le territoire. Ils ne respecteront pas Mon alliance, et Je serai en colère contre eux, et Je les abandonnerai. Beaucoup de malheurs leur arriveront parce que je les aurai abandonnés. Et ils diront ” — et c'est là le point important —
“ Parce que Dieu n’est pas en moi, ces choses me sont arrivées. ”
La Torah continue :
“ Je vais me cacher d’eux jusqu’à ce qu’ils me trouvent et se repentent. ”
Le fait est qu'ils diront, “ Parce que Dieu n’est pas en moi, toutes ces mauvaises choses me sont arrivées. ”
Une explication simple
Les gens ne ressentaient pas la présence divine. Ils n'avaient plus le sentiment d'avoir un lien avec Dieu car ils l'avaient abandonné. C'est pourquoi Dieu a dit : “ Tu m’as abandonné, je t’abandonnerai. ”
C'est comme un miroir :
- Plus vous vous approchez du miroir, plus le reflet se rapproche de vous.
- Plus on s'éloigne du miroir, plus le reflet s'éloigne.
Il en va de même avec Dieu : votre relation dépend de vous. Plus vous vous rapprochez de Lui, plus Il se rapproche de vous. Plus vous vous éloignez de Lui, plus Il semble s’éloigner de vous.
Voici l'idée fondamentale que la Torah partage ici.
Une idée plus profonde
Ce verset recèle également une idée très profonde sur la façon dont nous nous percevons nous-mêmes et les autres.
La nature humaine fait que nous nous aimons nous-mêmes. C'est pourquoi :
- Nous ne voyons pas le mal qui est en nous.
- Nous trouvons des excuses : “ Ça allait… ce n’est pas si mal. ”
- Mais lorsque nous observons le même comportement chez quelqu'un d'autre, cela nous paraît soudain terrible.
Alors, comment Dieu nous révèle-t-il nos propres défauts ? En nous permettant de les voir chez les autres.
Le Baal Shem Tov expliqua :
- Quand on voit un défaut chez quelqu'un d'autre, c'est la preuve qu'on a le même défaut en soi.
- Vous ne le remarqueriez pas autrement, à moins d'y avoir déjà travaillé en profondeur.
Il existe une exception :
- Si vous voyez le défaut et que votre instinct vous pousse à aide Le fait que cette personne soit malade ne prouve pas que vous le soyez vous-même.
- Mais si vous vous contentez de pointer du doigt et de dire : “ Regarde-le ! Je ne suis pas comme ça. ”—alors c’est la preuve que vous portez effectivement le même défaut en vous.
Retour au verset
Le verset dit : “ Parce que Dieu n’est pas en moi, toutes ces mauvaises choses me sont arrivées. ”
À un niveau plus profond :
- Lorsqu'une personne ne ressent pas la présence divine, lorsqu'elle n'est pas attentive à sa propre évolution, elle est aveugle à ses propres défauts.
- Ses défauts apparaissent donc de l'extérieur, à travers le regard des autres.
Ce n'est pas que les gens aient différents degrés de piété. Chaque Juif possède la piété en lui. La question est :
- À quel point le ressentez-vous ?
- Quel travail avez-vous accompli pour le découvrir ?
Si une personne ne travaille pas sur elle-même, elle ne ressent pas la présence divine en elle. De ce fait, elle ne peut voir directement ses propres défauts ; ceux-ci la “ trouveront ” en se manifestant chez les autres.
La leçon
Comment se percevoir :
- Nous devons chercher honnêtement la vérité en nous.
- Où se trouve la divinité en nous ?
- Une fois que nous l'aurons trouvée, nous remarquerons aussi les aspects de nous-mêmes qui ne sont pas très agréables.
- Nous devons être honnêtes et travailler sur ces points.
Comment regarder les autres :
Mais si nous ne faisons que critiquer, alors nous devons nous tourner vers l'intérieur et nous demander : “ Où est-ce que cela se trouve en moi ? ”oy, et les enfants.
Lorsque nous constatons quelque chose de négatif chez les autres, nous ne devrions pas colporter de rumeurs ni les accuser du doigt.
Nous devrions plutôt chercher des moyens d'aider.
Si notre instinct nous pousse à aider, alors il est pur.
Discours du rabbin Tuvia Serber
Le texte ci-dessus est une représentation du texte parlé converti en texte écrit.
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