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Notre portion de la Torah, Shemot, raconte que lorsque Moïse grandit dans la maison de Pharaon et rendit visite à ses frères, il vit deux Hébreux se battre, se frappant mutuellement. Moïse réagit en disant au méchant : “ Pourquoi frappes-tu ton prochain ? ” Le verbe ’ frapper “, au futur, indique que l'homme n'avait pas encore frappé son prochain, et pourtant, il est déjà qualifié de ‘ méchant '. En effet, la Torah (Sanhedrin 58b) nous enseigne que ” celui qui lève la main contre son prochain, même sans l'avoir frappé, est qualifié de méchant ‘. On peut considérer le fait de lever la main comme le début de l'acte de frapper autrui. C'est là la nouveauté de cette histoire : même le simple fait de commencer à frapper suffit à qualifier une personne de ’ méchante ‘.’

Cependant, si une personne est qualifiée de ‘ méchante ’, ce n'est pas seulement en raison du préjudice et des souffrances causés ultérieurement à la personne frappée, mais aussi en raison de la personne elle-même : une personne qui lève la main contre son prochain, même si cela ne s'est pas traduit par un coup réel, et même si l'autre personne n'a encore subi aucune douleur ni aucun préjudice – le simple fait de lever la main reflète un certain niveau de comportement et un mauvais trait de caractère, à savoir une inclination négative, et c'est pourquoi elle est qualifiée de ‘ méchante ’.’

Il convient d'expliquer pourquoi lever la main est spécifiquement interdit. Le but de la création humaine est de “ servir notre Créateur ”, de servir le Créateur infini en mettant tous les membres de notre corps au service de Dieu. La main symbolise le don, et c'est là sa fonction principale : faire l'aumône, accomplir la bonté, aider autrui à accomplir les commandements. Lorsque cette main est levée dans un but diamétralement opposé – frapper autrui –, il s'agit d'un péché grave, car ce faisant, on pervertit la fonction de la main, la faisant passer de son extrême positif à son extrême négatif.

Ce sujet concerne également les Noachides. Parmi les Sept Lois de Noé figure l'interdiction de frapper autrui. Quiconque blesse autrui est tenu de dédommager la victime de diverses manières, notamment en couvrant les cinq aspects mentionnés dans la Torah : les dommages matériels, la douleur, les soins médicaux, la perte d'emploi et le préjudice moral (Ramban, Genèse 34:13). Par conséquent, les tribunaux du monde entier doivent appliquer cette loi afin de réduire la violence croissante à l'échelle mondiale.

Nous pouvons ainsi comprendre l'importance d'agir positivement, de ‘ lever la main ’, pour le bien d'autrui, plutôt que de suivre notre nature ou nos habitudes. En orientant nos forces vers l'accomplissement de leur but, nous donnons un sens à notre vie.

Source : Likoutéi Sichos vol. 31 Page 1. Traité Sanhédrin 58b.

Par le rabbin Moshe Bernstein

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