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“ Croyez-vous vraiment que les lois noachides suffisent pour avoir une relation avec Dieu ? ”
C'est une question honnête et souvent posée, notamment par les chrétiens qui croient, d'après le Nouveau Testament, qu'une relation avec Dieu n'est possible que par l'intermédiaire de Jésus.

Du point de vue de la Torah, l'idée même d'avoir besoin d'un intermédiaire pour s'adresser à Dieu est non seulement inutile, mais théologiquement inacceptable. La Torah insiste sur une relation directe, personnelle et sans intermédiaire entre chaque être humain et son Créateur. Introduire un intermédiaire, aussi vénéré soit-il, constitue une violation des principes les plus fondamentaux du monothéisme juif.

Ainsi, non seulement on peut avoir une relation significative avec Dieu sans Jésus, mais on ne peut pas en avoir une. avec lui ou quiconque d'autre comme intermédiaire. Ou, mieux dit : on ne peut avoir une véritable relation qu'avec Dieu. sans tout intermédiaire.

Cela contraste avec une croyance chrétienne courante, fondée sur des versets comme Jean 14:6 :
“ Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. ”

Du point de vue de la Torah, cette affirmation contredit le principe fondamental selon lequel Dieu est Un — sans division ni partenariat — et qu'Il est directement accessible à tous.

Relations avec Dieu avant Jésus

La Bible hébraïque regorge d'exemples de personnes qui entretenaient des relations étroites et personnelles avec Dieu bien avant l'avènement du christianisme :

Si Dieu était capable et désireux d'entrer en contact direct avec les gens avant Jésus, pourquoi cela ne serait-il plus possible aujourd'hui ?

Que demande Dieu pour une relation ?

La Bible hébraïque enseigne constamment qu'une relation avec Dieu se fonde sur obéissance, amour, respect et confiance. Il ne s'agit pas de légalisme, mais de fidélité – vivre en accord avec les attentes morales de Dieu.

Voici quelques exemples :

Le message est clair : ceux qui écoutent Dieu et suivent ses voies sont accueillis et bénis.

Que signifie avoir une relation avec Dieu ?

Une relation est mutuelle. En termes humains, cela signifie communication, confiance, engagement et évolution. Une relation avec Dieu implique sensiblement la même chose :

Pour les non-Juifs, cette relation est fondée sur le Les sept lois noahides— des principes moraux universels donnés à l'humanité. Selon le Talmud, ceux qui suivent fidèlement ces lois sont appelés Chassidei Umot HaOlam—” les pieux parmi les nations ”—aimés et acceptés par Dieu.

Et Jésus ?

Dans le judaïsme, Jésus est considéré comme un Merde— un “ associé ” ou un “ partenaire ” théologique avec Dieu. Dans la loi juive traditionnelle, la croyance en Merde est semblable à l'idolâtrie, notamment lorsqu'il s'agit d'adoration ou de prière adressée à un être autre que Dieu lui-même.

La Torah déclare, “ Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi (al panai) ” (Exode 20:3), affirmant l'unicité absolue de Dieu. union hypostatique Les croyances défendues par ceux qui croient en la Trinité sont donc hérétiques du point de vue de la Torah. Comme il est écrit : “ Il est notre Dieu ; il n’y en a point d’autre. ” (Deutéronome 4:35).

Le principe juif fondamental de l'unicité de Dieu s'exprime dans Deutéronome 6:4:

“ Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel. ”

En droit de la Torah, le concept de Shetuf—associer un autre être divin à Dieu — s’apparente à l’idolâtrie, comme le dit le verset : “ Tu n’auras pas d’autres dieux. » avec moi (al panaiL’union hypostatique prônée par les croyants en la Trinité est donc hérétique du point de vue de la Torah. Comme il est écrit : ” Il est notre Dieu ; il n’y en a point d’autre. “

Présenter un partenaire ou un intermédiaire à Dieu compromet cette unité.

Que disent les sources halakhiques ?

Le Chatam Sofer conclut :

“ L’opinion dominante est qu’un non-Juif est responsable du culte qu’il rend au Shetuf auquel il croit. ”
(Choulchan Aruch, Orach Haïm 156)

Même la simple association mentale de Dieu avec une autre entité pendant le culte est interdite selon Sefer Mitzvot Gadol (SMa”G), que l'autre nom soit mentionné ou non.

Résumé de ce qui est permis aux non-Juifs

PratiquePermis?Notes
Croyance en un Shetuf (mentalement)Non (mais pas punissable comme idolâtrie selon Rema)Toujours interdit selon la perspective de la Torah ; possibilité d’échapper à une punition si aucun culte n’est impliqué (Rema)
Culte d'un Shetuf (prière, offrandes, etc.)NonConsidéré comme de l'idolâtrie, même pour les non-Juifs

Réflexions finales

Chaque être humain a un accès direct à Dieu. Aucun intermédiaire n'est nécessaire.

Par Angelique Sijbolts
Merci au rabbin Tani Burton pour ses commentaires.

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