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Paracha Bo – Humilité et fierté
La lecture de la Torah de cette semaine contient les commandements de la Pâque (Pessah). Un des points centraux de cette fête est l'interdiction de consommer du pain levé et l'obligation de manger du pain azyme. (D'après Likutei Sichot, vol. 1, p. 129)
Parashat Bo : La Pâque, la matza et le choix spirituel entre l'orgueil et l'humilité
La lecture de la Torah de cette semaine s'intitule Bo, ce qui signifie “"viens."” Dans cette paracha, Bon Il inflige les trois dernières plaies à l'Égypte par l'intermédiaire de Moïse et ordonne ensuite au peuple juif de quitter l'Égypte.
Entre ces deux événements monumentaux, les trois dernières plaies et l'Exode, il existe un commandement et une fête très spécifiques que le peuple juif est tenu d'observer : Pessah (Pâque juive).
Deux dimensions de chaque commandement
La Pâque juive comprend de nombreuses lois. La plupart s'appliquent spécifiquement aux Juifs et non aux non-Juifs. Cependant, nous savons que chaque commandement de la Torah a deux dimensions:
- Le commandement pratique – ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.
- La leçon spirituelle derrière le commandement – qui s'applique souvent à tout le monde, juifs et non-juifs.
Chametz contre Matzah : bien plus que du pain
L'un des éléments centraux de la Pâque, bien que ce ne soit pas le seul, est l'interdiction de manger chametz (le pain levé) et l'obligation de manger matza (pain sans levain).
Le 'hametz est du pain levé.
La matza est un pain plat sans levain.
Il est intéressant de noter qu'il y a 2 000 ans, la matza n'était pas aussi fine qu'aujourd'hui. Elle ressemblait davantage à un gros pain dur, toujours sans levain, mais beaucoup plus épais. De nos jours, en revanche, la matza est très plate et croustillante.
Quelle est donc la différence fondamentale entre le hametz et la matza ?
Un message caché dans les lettres hébraïques
Quand on regarde le mots hébreux Pour ces deux types de pain, nous remarquons quelque chose de fascinant. Les mots matza (מצה) et chametz (חמץ) sont presque identiques. Ils partagent les lettres membre (מ) et tsadik (צ). La seule différence est une lettre.
- Matzah se termine par la lettre hey (ה).
- Chametz se termine par la lettre chet (ח).
Les deux lettres sont composées de trois lignes et sont ouvertes en bas. Mais il existe une différence cruciale :
- La lettre Hé comporte une petite ouverture sur le côté supérieur gauche.
- La lettre chet est complètement fermé sur le dessus.
Ce que les lettres nous apprennent
Nos Sages expliquent la signification symbolique de ceci.
L'ouverture en bas des deux lettres représente ce que Dieu a dit à Caïn après qu'il a tué son frère :
“ Le péché est tapi à la porte. ”
Autrement dit, l'occasion de pécher est toujours présente et facile d'accès. Il suffit de très peu d'efforts pour sombrer. C'est pourquoi le gouffre est grand ouvert : il est facile de glisser vers des comportements néfastes.
Toutefois, lorsqu'une personne est représentée par la lettre chet, il y a aucune ouverture au-dessus. Il n'y a pas d'issue évidente. La seule sortie est vers le bas, et elle mène à un endroit dangereux.
La lettre Hé, d'autre part, possède également une ouverture en bas, car la tentation est toujours présente, mais elle a une ouverture supplémentaire au-dessus, même si elle est très petite. Cette petite ouverture représente la possibilité d'une échappatoire, d'un repentir et d'une évolution.
Nos Sages disent que Dieu nous dit à chacun :
“Ouvrez-moi même une toute petite ouverture, comme le chas d’une aiguille, et je vous ouvrirai une porte immense.”
Dieu n'exige pas la perfection. Il demande des efforts. Même le plus petit pas sincère vers le haut attire un immense soutien divin.
Chametz = Fierté
Matzah = Humilité
Chametz représente croissance issue de l'ego, par orgueil et arrogance. Tout comme la pâte levée gonfle, le sentiment de supériorité d'une personne grandit. Cet état d'esprit signifie :
“ Je mérite ce que j'ai. ”
On peut même le constater dans une mitsva comme tzedakah (charité). Une personne peut faire un don en pensant :
“ Je mérite ma richesse. Je l'ai gagnée. L'autre personne est pauvre parce qu'elle le mérite. ”
Même si la mitsva est techniquement accomplie, elle est empreinte d'ego.
La matza, en revanche, représente humilité et annulation de soi (bitul). Cela reflète la compréhension que ce que nous possédons ne nous appartient pas parce que nous le méritons, mais parce que… Dieu nous a bénis. Et peut-être que la raison pour laquelle nous avons reçu cette bénédiction est pour que Dieu puisse bénir quelqu'un d'autre. par nous.
Nos Sages vont encore plus loin et disent :
“ Le pauvre fait plus pour le riche que le riche ne le fait pour le pauvre. ”
Pourquoi ? Parce que le pauvre donne au riche l'occasion d'accomplir une mitsva et de se connecter à Dieu.
La signification spirituelle de la Pâque
Lorsque le peuple juif était en Égypte, il vivait comme un esclave, limité, opprimé et contraint. Dieu leur dit :
Si vous voulez quitter l'Égypte — vos limites personnelles —, vous devez d'abord vous débarrasser de votre arrogance.
C’est pourquoi, avant la rédemption, Dieu nous commande :
Ne mangez pas de hametz. Mangez de la matza.
Abandonnez votre orgueil. Cultivez l'humilité. Reconnaissez que vous existez dans un but : être un messager de bonté, un ambassadeur de la vie dans ce monde, afin que d'autres puissent se connecter à Dieu à travers vous.
Voilà la liberté spirituelle de la Pâque.
Discours du rabbin Tuvia Serber
Le texte ci-dessus est une représentation du texte parlé converti en texte écrit.
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