בס "ד
Ha'Azinu : La dimension intérieure du ciel et de la terre
La foi seule suffit-elle pour adorer le Créateur ? Ou faut-il la traduire en actes ? La paracha de Ha'Azinu s'ouvre sur ce verset : “ Cieux, prêtez l'oreille, et je parlerai ; que la terre entende les paroles de ma bouche ! ” (Deutéronome 32:1). Moïse a appelé les cieux et la terre à témoigner auprès des enfants d'Israël. On comprend généralement que si le peuple observe la Torah et ses commandements, sa récompense viendra des cieux et de la terre : les cieux feront descendre une pluie bienfaisante et la terre produira ses récoltes.
Cela soulève une question : la récompense matérielle venant du ciel et de la terre doit-elle être la principale motivation pour inciter une personne à renforcer son attachement à la Torah et à ses commandements ? N’est-ce pas là un abaissement du but spirituel ?
La réponse réside dans la compréhension de la dimension intérieure du “ ciel ” et de la “ terre ”. Nous sommes appelés à servir le Saint, béni soit-Il, à travers les ‘ cieux ’ et la ‘ terre ’ qui existent au plus profond de notre âme. Ce sont deux facultés distinctes présentes en chaque personne : les ‘ cieux ’ désignent les facultés supérieures de l'être humain – l'intellect, la compréhension et les émotions. La ‘ terre ’ désigne les facultés inférieures – la parole et l'action. Il est insuffisant de s'appuyer sur l'une ou l'autre seule pour servir Dieu. Il ne suffit pas de servir Dieu uniquement par les ‘ cieux ’ – l'intellect et les émotions. On peut contempler la grandeur de Dieu par l'esprit et éprouver un amour et une vénération profonds, mais si cela ne se traduit pas par une observance concrète des commandements, l'illumination spirituelle doit descendre jusqu'à la ‘ terre ’ – pour accomplir les sept commandements noachiques par la parole et par l'action.
À l'inverse, il ne suffit pas de se fier uniquement à la parole et à l'action. Il faut aussi les ‘ Cieux ’ — la contemplation intérieure, la compréhension et le perfectionnement des traits de caractère. Ainsi, le service de Dieu et la communion avec Lui imprègnent tout l'être. Le fondement de tout est une foi simple et l'acceptation du joug du Royaume des Cieux, qui émane de l'essence même de l'âme.
Cet enseignement de Ha'Azinu approfondit la compréhension du premier commandement noachide : l'interdiction de l'idolâtrie (et la reconnaissance de l'Unicité du Créateur). Il montre comment vivre pleinement ce commandement, en le transformant d'une simple croyance en un mode de vie complet. Lorsque le service de Dieu est total et engage tout l'être, il protège du péché. La simple foi et l'acceptation du joug ne suffisent pas. L'accomplissement de la Torah et de ses commandements exige d'impliquer à la fois les cieux et la terre ; il faut mobiliser les puissances supérieures (les cieux) et inférieures (la terre) au service de Dieu.
Par le rabbin Moshe Bernstein
Source: Likkutei Sichos, Volume 4, page 1154. Deutéronome 31 : 1.
Si vous voulez d'autres questions à méditer, VOIR LES AUTRES BLOGS DU RABBIN MOSHE BERNSTEIN
© Copyright, tous droits réservés. Si vous avez apprécié cet article, nous vous encourageons à le diffuser.
Nos blogs peuvent contenir du texte, des citations, des références ou des liens qui comprennent des éléments protégés par le droit d'auteur de Mechon-Mamre.org, Aish.com, Sefaria.org, Chabad.orget/ou AskNoah.orgque nous utilisons conformément à leurs politiques.