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Dans la lecture de la Torah de cette semaine, nous voyons Avraham recevoir l'ordre de quitter le pays où il est né, la maison de son père. Comment pouvons-nous appliquer ce récit à notre propre développement en tant qu'êtres humains ?
La portion de la Torah de cette semaine est Lech Lecha, Ce passage, qui signifie littéralement “ Va vers toi ”, indique à Abraham que Dieu doit quitter son pays natal, sa terre natale et la maison de son père pour se rendre dans un pays qu'il lui montrera, qui se révèle être le pays de Canaan. Dieu promet à Abraham de grandes bénédictions, qu'il partagera ensuite avec les autres afin que tous soient bénis par son nom et sa famille. C'est le début du voyage d'Abraham.
La Torah affirme qu'Abraham avait 75 ans lorsqu'il entreprit son voyage. Pourtant, nous savons que sa vie ne commença pas réellement à cet âge. Nos sages nous apprennent que de nombreux événements marquants se sont produits plus tôt dans sa vie – des récits de son enfance, par exemple, lorsqu'il brisa les idoles de son père et fut jeté dans une fournaise ardente, mais miraculeusement sauvé. Mais pourquoi la Torah ne mentionne-t-elle pas ces épisodes ? Pourquoi commence-t-elle le voyage d'Abraham à 75 ans, alors que les récits de sa jeunesse ne se trouvent que dans la Torah orale ?
Une explication possible est la suivante : bien qu’Abraham ait accompli de grandes choses dès son plus jeune âge, sacrifiant sa vie pour ses convictions et diffusant la connaissance de Dieu, son cheminement était loin d’être terminé. Certains sages débattent de l’âge auquel Abraham a découvert Dieu pour la première fois – trois ans, quarante ans ou quarante-huit ans – mais quel que soit son âge, Abraham a œuvré sur lui-même, parvenant à comprendre Dieu par l’effort et l’étude. Il a largement partagé cette compréhension, enseignant même aux païens qui ignoraient tout de Dieu. Son œuvre a eu un tel impact que Dieu a appelé Abraham “ un partenaire dans la création ”.”
Pourtant, à 75 ans, Dieu ordonne à Abraham de quitter son pays, son lieu de naissance et la maison de son père pour se rendre dans un nouveau lieu. Cette directive recèle un enseignement profond : quels que soient nos accomplissements, si nous sommes encore en vie, Dieu attend toujours davantage de nous. Abraham aurait pu penser : “ J’ai tout fait. Dieu m’appelle son associé. Que puis-je faire de plus ? ” Mais Dieu lui a montré qu’il y avait toujours un nouveau niveau à atteindre.
Ce commandement est intéressant par son ordre. Dieu dit à Abraham de quitter son pays, puis son lieu de naissance, et enfin la maison de son père. Logiquement, on s'attendrait à ce que l'ordre soit inversé : d'abord la maison de son père, puis son lieu de naissance, et enfin son pays. Cette inversion est significative. En hébreu, le mot pour “ pays ” (aretz) est lié au mot “ volonté ” (ratzonDieu demande à Abraham de renoncer à sa propre volonté, à ses propres désirs et à sa propre compréhension de ce qu'il pense que Dieu veut.
Ensuite, Dieu ordonne à Abraham de quitter son lieu de naissance. Dans la Kabbale, la naissance symbolise l'intellect, car celui-ci engendre les émotions, de même que la naissance donne naissance à une nouvelle vie. Par ces mots, Dieu invite Abraham à dépasser les limites de son intellect et de sa compréhension.
Finalement, Dieu lui ordonne de quitter la maison de son père, symbolisant ses émotions, issues de son intellect. Dieu invite Abraham à transcender sa propre volonté, son intellect et ses émotions pour atteindre la volonté divine, qu'il lui révélera.
La leçon plus profonde à tirer est que, même si nous avons accompli de grandes choses, nous sommes appelés à progresser et à nous élever constamment. Nous devons dépasser notre propre volonté, notre intellect et nos émotions pour rechercher la véritable volonté de Dieu.
Une application pratique de cette idée : Aujourd'hui, on suit des cours en ligne et on écoute des podcasts, acceptant souvent des idées simplement parce qu'elles viennent de quelqu'un qui en a l'air. Mais il faut se méfier. Un rabbin peut avoir ses propres interprétations, fondées sur ses émotions, son intellect ou sa volonté, mais cela ne les rend pas pour autant vraies. Il est essentiel de revenir aux sources et de rechercher les enseignements authentiques de la volonté divine.
Commentaire sur la paracha du rabbin Tuvia Serber
Le texte ci-dessus est une représentation du texte parlé converti en texte écrit.
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