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Intégrer la Torah dans sa vie par la réflexion et la conversation peut être une expérience incroyablement amusante et engageante. C'est un voyage de découverte, où la sagesse ancienne et les enseignements intemporels prennent vie dans nos expériences quotidiennes. Grâce à la réflexion, nous avons la possibilité de plonger dans la riche tapisserie de la Torah, d'en extraire des idées et des leçons profondes qui résonnent dans notre vie moderne. La joie réside dans les moments "aha", ces occasions où un verset ou une histoire de la Torah se connecte soudainement à nos défis personnels, nos aspirations et nos valeurs. Et lorsque nous nous engageons dans des conversations sur la Torah avec d'autres personnes, cela devient une exploration interactive, où des perspectives et des interprétations diverses améliorent notre compréhension. Ces dialogues suscitent souvent l'enthousiasme et la curiosité intellectuelle, rendant le processus d'apprentissage à la fois agréable et satisfaisant. La Torah devient une partie vivante et dynamique de notre vie, offrant non seulement des conseils mais aussi une source de fascination, de connexion et de croissance sans fin.


REMARQUE : Ne vous sentez pas obligé de parcourir toutes les sources ou de répondre à toutes les questions - à moins que vous ne le souhaitiez. Même une seule source ou une seule question vous donnera beaucoup de matière pour la discussion et la méditation. Profitez-en !

Quelques réflexions tirées de la paracha

Dans la paracha de cette semaine (Deutéronome 20:19-20), nous découvrons l'interdiction d'abattre les arbres fruitiers pendant un siège. Même en temps de guerre, situation où la destruction semble souvent inévitable, voire nécessaire, la Torah ordonne au peuple juif d'épargner les arbres fruitiers, car leurs fruits sont source de vie.

Le Rambam (Maïmonide) explique dans Hilkhot Melachim 6:8 Cette interdiction vise la destruction inutile. Si l'abattage d'un arbre est nécessaire à la survie ou pour prévenir un dommage, par exemple lorsqu'il gêne d'autres arbres ou des ressources essentielles, alors sa destruction est permise. Cependant, la destruction gratuite, sans raison valable, est interdite. Nous avons ici un exemple de commandement de la Torah qui ne s'applique pas directement aux Noachides, mais dont le principe éthique devrait être évident pour toute personne spirituellement sensible.

La question de la Torah : “ L’arbre des champs est-il un homme, pour qu’il soit assiégé par vous ? ” met en lumière une idée essentielle. En temps de guerre, on peut tomber dans le piège cognitif de considérer tout dans l’environnement comme un ennemi potentiel. Les Siftei Chachamim, se référant au Chizkuni, développent ce point, expliquant que ce verset nous préserve de l’erreur de percevoir les arbres comme des combattants. Les arbres, en particulier les arbres fruitiers, ne sont pas des adversaires, mais des sources vitales de subsistance, même en temps de conflit.

Le Sefer HaChinuch approfondit cette mitsva. Au-delà de son application pratique, le Chinuch, à l'instar de Maïmonide, considère ce commandement comme un enseignement d'un principe éthique fondamental : la nécessité de se détourner des actes de destruction. Cette mitsva cultive en nous l'amour du bien, que le Chinuch définit comme le désir de préserver et de maintenir tout ce qui profite à l'humanité. Cette approche nous enseigne à valoriser et à protéger ce qui soutient la vie et favorise l'épanouissement humain. En nous concentrant sur le bien, nous évitons la mentalité qui permet de causer des dommages inutiles à la création divine.

Cette éthique de préservation du bien dépasse le cadre de la nature et reflète une responsabilité morale plus large. Le Sefer HaChinuch souligne que les humains sont destinés à construire, et non à détruire. De même qu'il nous est commandé de préserver les arbres fruitiers, nous sommes exhortés à rechercher le bien dans tous les aspects de la vie, y compris nos relations, nos communautés et notre environnement. Cette mitsva encourage une attitude de soin, de respect et de responsabilité envers tout ce qui soutient la vie humaine et contribue au bien commun.

La Torah cherche à nous inculquer le respect de toute la création divine. En suivant ce commandement, nous évitons non seulement les comportements destructeurs, mais apprenons aussi à cultiver un lien plus profond avec le monde qui nous entoure, en reconnaissant le sacré dans les éléments les plus simples de la vie quotidienne.

En définitive, la leçon de cette mitsva est que la domination de l'humanité sur le monde n'est pas absolue ; elle est tempérée par l'obligation de protéger, de préserver et d'apprécier les ressources qui nous sont données. Comme Dieu l'a enseigné à Adam et Ève dans le jardin d'Éden, notre tâche est de “ remplir la terre et de la soumettre ” (Genèse 1:28), mais en prenant garde de ne pas la détruire inutilement, comme l'exprime le Midrash (Koheles Rabbah 7:13). Si nous détruisons le monde, il ne restera personne pour le réparer.

Réfléchissez maintenant aux questions suivantes

1. Le Sefer HaChinuch nous enseigne à nous éloigner des actes de destruction et à nous concentrer plutôt sur le bien. Comment cette idée résonne-t-elle avec les choix que nous faisons dans notre vie quotidienne, notamment dans nos interactions avec les autres et l'environnement ?

2. Comment comprenez-vous le lien entre la préservation des arbres fruitiers et le principe éthique plus général de protection de ce qui profite à l'humanité ? De quelle manière cette mitsva peut-elle influencer notre approche des enjeux modernes tels que la conservation de l'environnement et le développement durable ?

3. Le Sefer HaChinuch souligne l'importance de la bonté et de la préservation de ce qui soutient la vie. Comment cet enseignement peut-il nous inciter à rechercher et à préserver la bonté dans nos relations personnelles, nos communautés et le monde en général ?

4. Comment le commandement de la Torah d'éviter les destructions inutiles peut-il remettre en question nos conceptions culturelles de la consommation, du gaspillage et de l'utilisation des ressources ? Quelles mesures pouvons-nous prendre pour mieux aligner nos vies sur cette valeur de préservation ?

5. Dans le contexte de la guerre, où la destruction peut sembler justifiée, la Torah fixe des limites en protégeant les arbres fruitiers. Que nous enseigne-t-elle sur le maintien de limites morales même dans des situations difficiles ou extrêmes ? Comment pouvons-nous appliquer ce principe dans nos prises de décision quotidiennes ?

Shabbat Shalom !

Par le rabbin Tani Burton

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