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Par jalousie, les frères de Joseph le vendirent en Égypte. L'une des sept lois noachides interdit le vol, y compris le “ trafic d'âme ” (enlèvement). L'enlèvement d'une personne ou sa vente comme esclave sont interdits. Dans la portion précédente de la Torah, nous avons vu Joseph prendre ses distances avec ses frères, les traitant avec sévérité et exigeant qu'ils lui amènent leur plus jeune frère, Benjamin. Lorsque Benjamin, le plus jeune des fils de Jacob, arrive en Égypte, Joseph le saisit sous prétexte qu'il a volé son gobelet d'argent. Juda, qui s'était personnellement porté garant du jeune Benjamin, sait qu'il faut régler cette affaire avec Joseph, même au prix d'une confrontation rude, voire violente. Il s'approche de Joseph, s'adressant à lui avec politesse mais aussi avec une grande fermeté, ne laissant planer aucun doute sur sa détermination. Juda conclut en exprimant sa volonté d'accepter l'esclavage à la place de Benjamin.
Juda exprime son dévouement à sauver son jeune frère, réparant ainsi l'acte d'avoir vendu Joseph. C'est la raison pour laquelle Joseph, le souverain d'Égypte, avait réuni ses frères à ce moment précis. Il souhaitait qu'ils expient le péché de l'avoir vendu en Égypte en engageant leur propre liberté pour le bien de leur autre frère, Benjamin.
La vente d'êtres humains comme esclaves était une pratique courante dans l'Antiquité et, malheureusement, elle persiste encore de nos jours, non seulement dans les pays en développement, mais aussi dans les pays développés. Enlever ou vendre un être humain constitue une violation des Sept Lois noachiques. Il faut donc l'éviter à tout prix. Ainsi, un monde rectifié est créé, un monde où le Créateur dicte les lois, qui constituent le bien suprême pour l'humanité.
Selon certaines sources, Joseph s'est abandonné à Dieu au point que rien ne pouvait troubler sa paix intérieure, même lorsqu'il gouvernait l'Égypte, alors une superpuissance. Cette proximité avec Dieu l'a aidé à ne pas se sentir victime des circonstances. L'existence est un miracle perpétuel. Loin d'être un événement ponctuel, le monde physique est créé à chaque instant à partir du néant par la parole divine. Le flux éternel des lettres créatrices de Dieu fournit l'énergie nécessaire pour empêcher l'univers de retourner au néant.
L'étude de l'unité de Dieu est l'aspect positif du premier commandement noachide, qui interdit l'idolâtrie. Il est essentiel d'étudier l'unité de Dieu et d'intérioriser cette reconnaissance de sa grandeur infinie et de la nullification de tous les mondes physiques, de l'univers, du temps et de l'espace, ainsi que des mondes spirituels, en relation avec Lui. Cela peut également aider à surmonter les difficultés et à servir Hachem comme il se doit, à l'exemple de Joseph.
Par le rabbin Moshe Bernstein
Source : Rambam, Hilkhot Melakhim (Lois des Rois) 9:9. Rambam, Hilkhot Melakhim 9:14. Exode 21:16.
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